Archive pour mars, 2008

résistance armée 3

résistance armée 3

par le colonel COLOMB.

A la date du 6 juin, l’organisation territoriale prévue pour le Cher-Nord devait comporter cinq secteurs :

· Sancerrois,

· Cher-Est (Sancergues, Baugy, La Guerche),

· Bourges,

· Vierzonnais,

· Région centrale (axe de la route BOURGES-ARGENT)

** torturé par la Gestapo, hospitalisé, « Armand » réussit à s ’évader. Plus tard, il fut Ministre de l’Education Nationale, disparu dans un accident d’avion.

 

En réalité, seuls les deux premiers secteurs se trouvaient à peu près organisés et en liaison constante avec le Commandement Départemental. Le SANCERROIS en particulier, que je dirigeais personnellement avec le concours de « CHARPENTIER » depuis l’arrestation de BOROCOVITCH au début de mars, groupait clans un certain nombre de villages un effectif d’environ deux cents hommes, dont la moitié à peu près armée avec des fusils de modèles variés. Le CHER-EST, sous la direction du Capitaine « DURET », ne comptait encore à cette date qu’un effectif sensiblement inférieur et n’était aucunement armé.

A BOURGES, j’avais pris en mai un contact personnel avec « ROBIN » qui dirigeait un groupe important affilié à « VENGEANCE », mais il n’en était encore rien résulté dans la pratique.

Pour le Vierzonnais, je n’ignorais pas qu’il existait un centre de résistance très actif, mais n’avais pu encore entrer en rapport avec ceux qui en faisaient partie. Enfin, dans la région centrale, je savais qu’il n’y avait rien encore et qu’il faudrait y créer notre organisation de toutes pièces.

Au point de vue « Maquis », la situation n’était guère plus favorable : dans le courant de l’hiver 1943-1944 quelques petits groupes de jeunes gens, réfractaires au S.Т.О., s’étaient constitués dans les forêts, mais il étaient à peu près complètement dépourvus d’armes, et cherchaient bien plutôt à échapper aux recherches des Allemands qu’à s’attaquer sérieusement aux convois et aux moyens de transport ennemis.

Par l’intermédiaire du Capitaine « DURET », j’avais rencontré à PARIS, vers la fin de mars, l’Inspecteur du « Service National Maquis » chargé notamment de ceux du Cher-Nord, qui se faisait alors appeler «MARSAN MOISSINAC ». Il devait plus tard jouer un rôle prépondérant dans l’organisation des maquis du département, mais à cette date il ne contrôlait encore qu’un petit groupe d’une douzaine d’hommes,
commandé par un certain « BEBERT », et qui se cachait dans les bois de BOUCARD.

En dehors de ce groupe « BEBERT », je ne connaissais d’autre part qu’un groupe « DANIEL », de 7 ou 8 hommes, dans la région de FEUX, qui devait se révéler ultérieurement comme dépendant des F.T.P. auquel je pouvais ajouter l’existence probable de quelques éléments « Maquis » de même origine dans la région de BEFFES et dans les forêts au nord de VIERZON.

Selon ce que je savais à l’époque, c’était bien là tout ce qu’il pouvait exister comme « Maquis » dans le Cher-Nord, et, en fait, personne n’était sérieusement armé.

Dans le courant de mars, il m’avait été demandé par le Délégué Militaire National « CHABAN » d’abriter dans le SANCERROIS un poste émetteur radio qui devait fonctionner pour son service exclusif. Il m’avait été demandé aussi de prévoir dans la même région l’hébergement d’une partie au moins de l’organisation du « COMAC », dans l’éventualité où les mesures prises par les Allemands à la suite du débarquement allié obligeraient celui-ci à quitter PARIS.

Ce deuxième projet ne fut pas réalisé, mais en ce qui concerne l’émetteur de radio, je devais le recevoir le 3 juin, avec deux opérateurs, qui furent installés à LÉRE, où ils fonctionnèrent sans interruption et sans être aucunement inquiétés jusqu’à la fin du mois d’août. Les messages qu’ils transmettaient arrivaient chiffrés soit directement de PARIS, soit de la région d’AUXERRE, par agents de liaison (souvent des femmes) à bicyclette.

Dans l’ensemble, le fonctionnement de ce service fut un grand succès.

résistance armée 2.

 résistance armée 2.

Par le Colonel COLOMB.

 

C’est dans le courant du mois d’avril 1944 que je fus désigné par le « C.O.M.A.C. » pour assumer le Commandement des F.F.I. du Cher-Nord, d’abord à titre officieux, puis ensuite par une lettre de service. Je devais d’ailleurs être confirmé au mois de juin dans cette fonction par le Délégué Militaire Régional adjoint pour P.2. « MARC » (Colonel O’Neill).

Antérieurement à cette nomination, j’avais commencé à prendre part à la résistance en avril 1943 : constitution d’un groupe de village à BOULLERET, d’une trentaine de membres – collaboration avec les représentants de ГО.С.М. à COSNE, Mr et Mme TESTARD jusqu’à la date de leur arrestation (4 mars 1944), d’autre part, avec le Groupe de SANCERRE (BOROCOVITCH et LOUIS), qui s’était rangé sous les ordres du Commandant GAGNERON ; recherches d’armes de récupération et constitution de petits dépôts clandestins.

La première tentative aérienne pour obtenir des parachutages d’armes dans le CHER-NORD, remonte à l’entrevue que je pus avoir le 28 décembre à COSNE au domicile de Mr et Mme TESTARD avec le Délégué Militaire Régional « ARMAND BOULLOCHE ». La question fut évoquée, mais elle n’eut pas de suites en raison de l’arrestation d’ « ARMAND » quelques jours plus tard.

En février, je demandais au « COMAC » de reprendre la question. Vers le milieu de mars, un représentant du B.O.A. vint me voir à MENETOU-RATEL. Quatre terrains de parachutages furent choisis. Malgré plusieurs visites successives de l’Agent du B.O.A. les terrains ne furent jamais homologués par la R.A.F. Il est d’ailleurs probable qu’ils ne lui furent même pas transmis. Le 6 juin, nous attendions encore d’être fixés à ce sujet. Mes rapports avec le B.O.A. en restèrent là.

Au début de mai, je fis la connaissance à PARIS du successeur d’ « ARMAND », le nouveau Délégué Militaire Régional « JARRY ». Il fut convenu qu’il viendrait me voir dans le SANCERROIS.

Mais cette visite, plusieurs fois annoncée, n’eut jamais lieu.

Toutefois, dans les derniers jours de mai, « JARRY » me fit passer un message demandant de me rendre le 29 mai à LAMOTTE-BEUVRON, pour y rencontrer son adjoint « MARC », Délégué Militaire pour P.2. Mon voyage à LAMOTTE-BEUVRON devait me permettre de mettre au point avec « MARC » l’organisation territoriale à donner aux F.F.I. ainsi que la question de leur administration et de leur financement.

Mais il devait surtout me permettre de prendre contact avec le représentant régional du WAR OFFICE « St PAUL », grâce auquel le problème des parachutages devait enfin recevoir une solution rapide et plus complète que nous n’aurions jamais osé l’espérer jusqu’alors.

résistance armée 1.

HISTORIQUE

de la RÉSISTANCE ARMÉE

dans le CHER-NORD

par le Colonel COLOMB.

L’historique ci-après concerne les maquis suivants :

1. - Maquis de MENETOU

2. - Maquis d’IVOY

3. - Compagnie ROBIN

5. - Groupe de St PALAIS

6. - Groupe de St MARTIN D’AUXIGNY

7. - Groupe d’ARGENT

8. - Groupe d’AUBIGNY

9.- Groupe de MENETOU-RATEL

11. – Groupe de St SATUR

37.- Secteur du SANCERROIS

38.- Secteur du VIERZON ou Compagnie VENGEANCE.

 

Dans le courant de 1943, la première entreprise sérieuse de résistance dans le CHER-NORD fut celle du Général CHALLE à BOURGES, sous le patronage du mouvement « LIBÉRATION – NORD ». Mais, dans le cours de l’été, le Général CHALLE lui-même, et la plupart de ses collaborateurs, furent arrêtés. Les autres se dispersèrent, cette première tentative avait avorté.

Vers la même époque, l’O.R.A. commença de son côté à déployer une certaine activité dans le Cher. Le Commandant GAGNERON fut nommé Chef départemental à BOURGES.

Il s’attacha à grouper autour de lui un certain nombre d’Officiers, de préférence de l’Armée active, en vue de diriger les principaux secteurs du département.

Mais, avant d’avoir pu commencer véritablement le travail en profondeur, le Commandant GAGNERON et tous ses Officiers, sauf un, étaient arrêtés en même temps par la Gestapo, le 17 février 1944.

L’action de l’O.R.A. sur le plan départemental ne devait pas être reprise par la suite, en raison de la constitution des F.F.I.

Ces deux essais successifs avaient laissé cependant dans le CHER-NORD des éléments des bonnes volontés éparses qu’il allait bientôt être possible de regrouper à la faveur des événements dans une action d’ensemble.

 

 

 

les mémoires de Papy Georges.

Les mémoires de Papy Georges.

Aujourd’hui, s’achève leur publication,

en attendant que Georges Canon

…….. leur donne une suite.

Qui sait ?

Grand Merci à Georges

d’avoir accepté que je les publie

Merci à tous ceux

qui m’ont dit

en avoir été très intéressés.

c’est par là.

Hommage au Colonel COLOMB

FFI-CHER-NORD

Hommage

au Colonel COLOMB

par Pierre JACQUET

Parce qu’il est de notre devoir

- de témoigner pour les uns

- de transmettre pour les autres

je poursuis la parution sur ce blog

d’éléments qui m’ont été communiqués

par les membres de

l’Amicale FFI-CHER-Nord

Hommage au Colonel COLOMB dans FFI pdf 1988ffichernordpjacquetcolom.pdf

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FFI Instructions Aout 44

Les instructions adressées

aux Résistants

en Août 1944.

FFI Instructions Aout 44 dans FFI pdf ffiinstructionsaout44.pdf

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FFI Réglement intérieur

Le réglement intérieur

des FFI-CHER-NORD.

FFI Réglement intérieur dans FFI pdf ffireglementinterieur.pdf

20078maiaubignymedailles01.jpg

(2 époques ….)

Tableau parachutages FFI-CHER-NORD

TABLEAU des PARACHUTAGES

dans le CHER-NORD

de Juin à Septembre 1944.

Tableau parachutages FFI-CHER-NORD dans FFI xls ffitableauparachutages1944.xls

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