résistance armée 6

Résistance armée 6

par le Colonel COLOMB

Je confiais aussitôt à « MARSAN » la tâche de constituer le noyau de quelques nouveaux groupes de maquis clans la région centrale du département en utilisant les premiers volontaires qui commençaient à se présenter à nous (mais bien peu nombreux encore) à la suite du premier appel radiodiffusé du Général de GAULLE.

Le 10 juin, un premier groupe (nommé SEBASTOPOL) était créé sous les ordres de « BERRY » dans les bois de la région de MENETOU et s’augmentait progressivement jusqu’à comprendre une vingtaine d’hommes. Mais le manque d’armes à peu près total nous empêchait de gonfler comme nous l’aurions voulu les effectifs. Ce n’est qu’après le parachutage du 24 juin qu’un second groupe (nommé HUBERT ARNAUD) pouvait être créé sans retard dès le 27 juin, sous le commandement de Roland PAVIE, dans le bois des PORTEAUX, près de NEUVY-les-DEUX-CLOCHERS.

Dans le courant de juillet, et surtout après le 20 juillet, où toute une série de parachutages eurent lieu dans la région de MENETOU-RATEL, les maquis organisés par « MARSAN » commencèrent à prendre un important développement.

Les 17 et 19 juillet, les groupes « BAYEUX » et « BERTIN » étaient créés dans les bois de QUANTILLY (à l’effectif d’une quinzaine d’hommes chacun) et dirigés aussitôt sur une nouvelle zone d’opérations, dans les forêts autour d’ALLOGNY.

Vers la même date, le Groupe « 18 juin 1940 », constitué dans la même région de QUANTILLY, était envoyé en forêt d’IVOY. Il allait constituer le noyau d’un ensemble de maquis appelé à rassembler en quelques semaines un effectif considérable de volontaires.

Au début d’août, l’organisation des maquis du CHER-NORD allait prendre ainsi sa forme définitive: deux zones furent créées, au sud le « Maquis de MENETOU », sous les ordres directs de « MARSAN », au nord, le maquis « d’IVOY », également contrôlé par « MARSAN », mais effectivement commandé par «François». Les aires d’opérations respectives attribuées à ces deux maquis étaient séparées par une ligne NEUVY S/BARANGEON – HENRICHEMONT – NEUVY-les-DEUX-CLOCHERS.

Dans chacune de ces deux zones un «camp de triage » allait fonctionner, d’où sortiraient tout constitués, au fur et à mesure de l’arrivée des volontaires, les groupes nouveaux qui devaient être dirigés ensuite vers des terrains d’action déterminés.

D’autre part, par l’intermédiaire de « FELIX », des terrains de parachutage spéciaux étaient affectés au ravitaillement en armes de ces deux maquis : pour IVOY à OIZON, à ARGENT et près du « Gué de la Pierre » ; pour MENETOU, à PARASSY.

L’organisation ainsi créée allait permettre désormais de recevoir le matériel en quantités suffisantes pour équiper à la cadence voulue les volontaires que l’évolution de la situation militaire amenait chaque jour plus nombreux dans nos camps de triage.

 

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