résistance armée 8

Résistance armée 8

par le Colonel COLOMB.

Un jeune officier britannique, nommé « JEAN MAURICE », qui dirigeait depuis quelque temps un assez important groupement de maquis dans le sud de la Sologne (Souesmes), fut désigné d’autre part par «St-PAUL » pour contrôler l’action de » STAG » et lui donner les directives nécessaires. Un premier transport d’armes (2 tonnes environ) fut effectué, à la mi-juin, de St-VIATRE, où se trouvait le dépôt central de « St-PAUL » à la Moinerie des Bois, où « STAG » commençait à monter un petit maquis.

Par l’intermédiaire de « JEAN MAURICE », quelques parachutages, d’ailleurs de faible importance, eurent lieu fin juin et début juillet. A ce moment, le secteur de VIERZON pouvait compter environ 120 à 150 hommes armés, mais la plupart de ceux-ci se trouvaient en réalité dispersés dans VIERZON et quelques communes avoisinantes, et en dehors d’une vingtaine d’hommes à la Moineries aux Bois, il n’y avait pas encore à proprement parler de maquis susceptible d’entrer immédiatement en action.

C’est à cette date seulement que je pus rencontrer pour la 1ère fois, près de NEUVY-SUR-BARANGEON « STAG » ainsi que le Capitaine MARGOUT, qui exerçait nominalement le Commandement des F.F.I. de VIERZON.

Dès le 6 juin, la question des destructions et sabotages de voies ferrées, ainsi que des autres moyens de communication utilisés par l’ennemi avait naturellement pris pour nous une importance primordiale, malheureusement nous manquions à peu près totalement à ce moment des moyens matériels nécessaires pour faire œuvre utile.

Les directives qui nous étaient transmises soit par « MARC », soit par « St-PAUL » insistaient toutes sur l’urgence de ces destructions. Il nous était demandé de la manière la plus pressante de concentrer exclusivement nos efforts sur l’interruption ou la neutralisation des moyens de transport, afin de contribuer pour notre part au succès de la bataille de Normandie, en retardant l’arrivée éventuelle des renforts ennemis sur le champ de bataille.

Jusqu’au 15 août, date à laquelle l’ordre de guérilla générale fut lancé de LONDRES pour le Cher, l’action de la Résistance armée devait donc se traduire à peu près exclusivement par des sabotages – de plus en plus nombreux et de plus en plus étendus – tandis que nous nous abstenions à peu près totalement d’autre part d’attaquer les convois ou corps de troupe ennemis.

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