résistance armée 9

Résistance armée 9

par le Colonel COLOMB

L’arrivée, le 24 juin, par notre premier parachutage de SURY-ès-BOIS, d’une certaine quantité de « plastic» ou d’autres explosifs, allait nous permettre d’aborder la réalisation de notre programme.

Simultanément, « St-PAUL » mettait à ma disposition un spécialiste en destructions et sabotages nommé « ALEX », qui allait procéder par lui-même dans le CHER-NORD à un certain nombre d’opérations de cette nature, et former des équipes plus particulièrement affectées au même travail.

En ce qui concerne les voies ferrées, la plus importante au point de vue stratégique était évidemment la grande ligne latérale VIERZON-BOURGES (NEVERS) : elle allait bénéficier en première urgence de nos soins les plus attentifs. En second lieu venait la ligne COSNE-BOURGES, souvent utilisée par les Allemands comme rocade de la grande ligne du Bourbonnais ; enfin la ligne nord-sud, de BOURGES à GIEN d’une part, et à SULLY-sur-LOIRE de l’autre, allait également, malgré sa faible utilisation par l’ennemi, être mise plusieurs fois hors d’usage.

Outre les Chemins de Fer, le canal latéral à la Loire, les câbles téléphoniques, certaines lignes électriques haute tension, pour ne pas parler des fils téléphoniques aériens reliant les villages devaient aussi être l’objet de fréquentes attaques.

 

Notre première tentative eut lieu en dehors du département : le 28 juin « ALEX » avec une équipe recrutée localement, faisait sauter de l’autre côté de la Loire un petit pont sur la ligne du Bourbonnais, dans le voisinage de NEUVY, et y interrompait la circulation pour trois jours.

 

Commentaires

  1. anciennouveausaintmartinois dit :

    Parachutage ???

    Auriez-vous des informations sur les conditions de parachutage afin de ne pas être intercepté, les moyens de transport discret du matériel réceptionné, le stockage … ?

    Salutations.

  2. je vais contacter, de ce pas et avec une infinie discrétion, mes indics pour que je puisse vous renseigner avec les plus grandes précision et justesse possibles.
    J’ai bien ma petite idée sur la question mais je préfère m’en référer au plus près des sources.

  3. Déjà, je pense pouvoir vous dire que les objets largués étaient, en général, transportés de nuit dans des véhicules (auto et hypomobiles) appartenant à des artisans commerçants et agriculteurs. Le stockage se faisait dans les granges, greniers, fours ….

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