résistance armée 10

 Résistance armée 10

par le Colonel COLOMB.

Le lendemain, le dépôt de locomotives du Chemin de fer « économique » à voie étroite (servant aux Allemands pour leurs réquisitions de produits agricoles) était attaqué à VEAUGUES par ROLAND PAVIE, et 5 locomotives sur 7 mises hors d’usage. Le surlendemain, le même ROLAND PAVIE faisait sauter le point de la Reculée sur la ligne de BOURGES à COSNE, et y interrompait le trafic pour 8 jours. Le 9 juillet, après que les Allemands eurent rétabli un pont en bois, ROLAND PAVIE en incendiait les échafaudages et coupait ainsi de nouveau la voie pour une assez longue période. Enfin, le 12 août, sur la même ligne de BOURGES à COSNE, la destruction du pont des Tremblets interdisait la circulation aux convois ennemis que la rupture du pont de BANNAY sur la Loire par les autorités allemandes de la Nièvre vers le 20 août allait par ailleurs définitivement écarter de cette voie de rocade. 

Quant à la grande ligne VIERZON-BOURGES-NEVERS, elle devait être attaquée d’une manière presque incessante par les équipes de destruction de « STAG » et de « DURET » à partir du début de juillet. Dans le seul secteur de VIERZON, au cours d’une période de deux mois environ, jusqu’à l’évacuation définitive de la région par les Allemands, il n’y eut pas moins de 29 sabotages de la voie ferrée. La plupart des
coupures ainsi opérées n’avaient d’efficacité que pour une durée de cinq à six heures, les Allemands ayant placé tout le long des voies des équipes permanentes chargées de les réparer. Mais il y en eut aussi de plus importantes, telles que par exemple la destruction du pont de Chemin de Fer sur le canal du BERRY, à l’est de VIERZON, par « STAG » le 8 août, le dynamitage du Pont-Vert (près de BOURGES), par ALEX vers le 10 août, et, dans le secteur du CHER-EST, les tentatives d’obstruction entreprises à deux reprises dans le tunnel de TENDRON, mais dont les résultats ne furent pas entièrement satisfaisants.

Pendant ce temps, le maquis de MENETOU faisait sauter un pont sur la ligne BOURGES-GIEN, près de HENRICHEMONT, vers le 15 juillet, et interrompait encore la voie ultérieurement à deux reprises en faisant dérailler une locomotive isolée et un convoi. Peu après d’ailleurs, le travail de sabotage sur cette voie fut abandonné en raison de la destruction par l’aviation alliée des ponts de Chemin de Fer sur la
Loire à SULLY et GIEN. Cette action sur les voies ferrées s’accompagnait de multiples autres destructions, telles que, par exemple, vers le 10 juillet, la coupure, par « DURET » de la ligne du Chemin de fer économique VEAUGUES – la GUERCHE, au-dessus du canal latéral à la Loire près de BEFFES, interdisant ainsi aux Allemands, jusqu’à la fin des opérations, l’utilisation du ciment produit par l’usine de cette localité. Au début d’août, par un coup de main extrêmement hardi, « STAG » faisait pénétrer une équipe de sabotage dans le dépôt de locomotives de VIERZON et en mettait 13 hors d’usage. Enfin l’opération la plus brillante et la mieux réussie fut exécutée dans la nuit du 7 au 8 août à BOURGES, sous la direction •< d’ALEX » et de « ROBIN », au cours de laquelle des paquets d’explosifs purent être introduits dans les ateliers de montage de la S.N.A.C, et les ailes et fuselages destinés à l’assemblage d’une vingtaine d’avions furent complètement détruits.

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