résistance armée 11

Résistance armée 11

par le Colonel COLOMB.

 

Sur le canal latéral à la Loire, l’écluse de LÉRÉ avait été dynamitée le 17 juillet (« ALEX » et « MURAT »). La circulation des bateaux devait être ainsi interrompue jusqu’à la fin des opérations.

Le câble téléphonique souterrain longeant la route de la CHARITÉ à BOURGES fut coupé à plusieurs reprises par « DURET » en juillet et août. Malheureusement, la mise hors de service de la ligne ne se prolongeait guère au-delà d’un jour ou deux, les Allemands réussissant toujours à réparer dans des délais incroyablement brefs.

Mais bien entendu, il n’en était pas de même en ce qui concerne les fils aériens téléphoniques du réseau départemental, que les Allemands ne pouvaient prétendre faire réparer à la vitesse à laquelle nous les détruisions. Il y avait un intérêt primordial à leur interdire ainsi l’usage du réseau téléphonique local, qui leur aurait permis, chaque fois que nous aurions été engagés en un point quelconque avec leurs forces de répression, d’appeler du renfort de BOURGES ou d’ailleurs dans les moindres délais.

Lorsque le signal en fut donné, dans le courant de juillet, le sabotage des téléphones sur toute l’étendue du territoire du CHER s’exécuta rapidement et sans incident aucun. Ce travail consciencieusement exécuté, surtout dans le secteur du CHER-EST et le SANCERROIS, devait nous rendre les plus grands services quelques semaines plus tard lorsque la guérilla générale fut déclenchée dans le département.

Le badigeonnage des bornes et des plaques indicatrices, auquel se livrèrent en même temps les groupes de village, fut également fort utile pour aider à désorienter les colonnes ennemies chaque fois qu’elles se hasardaient à sortir des grands itinéraires. Là encore nous devions en avoir la confirmation en août, surtout dans le SANCERROIS.

 

Enfin, pour terminer cette énumération des entreprises de destruction et de sabotage menées à bien durant cette période, je dois signaler ici une opération d’un caractère différent, mais qui n’en ait pas moins de répercussions sur l’ennemi et ses agents à BOURGES même : vers le 10 Août, sur mon ordre, le Chef de la Milice de BOURGES, un nommé THEVENOT, était abattu à coups de révolver à 3 h de l’après-midi en pleine ville. Cette exécution devait fortement démoraliser les Miliciens placés sous ses ordres (au nombre de 200 environ) et contribuer, semble-t-il, à provoquer leur départ précipité vers l’Allemagne une semaine plus tard.

 

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