résistance armée 13

Résistance armée 13

par le Colonel COLOMB.

Tandis que ces nouveaux parachutages d’armes me permettaient de grossir les effectifs des maquis d’IVOY et de MENETOU aux environs de 350/400, l’arrivée dans le département de ces représentants de l’Armée Alliée constituait un événement de la plus haute importance au point de vue des opérations comme sur le plan moral. La mission de liaison allait me permettre de resserrer le contact avec LONDRES, d’améliorer la cadence des parachutages, et surtout de renseigner chaque jour le commandement allié sur les mouvements des Allemands, nos propres intentions et les objectifs à faire bombarder par l’aviation (trains de munitions et d’essence, convois sur routes, etc.). Quant aux S.A.S.,
leur chef, le Major LEPINE, me fit connaître que leur mission consisterait d’une part à réaliser des sabotages et destructions dans toute la région, d’autre part à tendre les embuscades aux colonnes allemandes lorsque la guérilla générale serait déclenchée.

En fait, le détachement de S.A.S. du Major LÉPINE ne fit que peu de besogne ; les voies ferrées avaient déjà été sabotées par nos soins dans toute la partie nord de mon secteur, et comme les ponts de Chemin de Fer sur la Loire avaient d’autre part été détruits par l’aviation à GIEN et à SULLY, la tâche des S.A.S. dans cet ordre d’idées fut inopérante. Quant aux embuscades, le Major LÉPINE se montra toujours
beaucoup trop hésitant avant de donner l’ordre à son détachement d’aller se porter sur un itinéraire quelconque où une colonne allemande lui était signalée, en sorte que les accrochages espérés dans la généralité des cas ne se produisirent plus.

Par contre, un second détachement S.A.S. sensiblement de la même importance, commandé par les Lieutenants DAVIDSON et SCHLEE, et parachuté le 18 août dans le secteur du CHER-EST, chez le Capitaine DURET », fit, durant trois semaines, aussi bien en matière de destructions que dans la guerre d’embuscades, un excellent travail en parfaite coopération avec les F.F.I. de cette région. Evidemment, les objectifs à saboter s’y trouvaient plus nombreux et plus importants qu’autour de la forêt d’IVOY, mais l’initiative, le coup d’œil et l’esprit de décision des Chefs y furent également pour beaucoup.

Commentaires

  1. anciennouveausaintmartinois dit :

    Le Colomb semblait avoir une dent contre le Major Lepine !

  2. Il avait Lépine dans le pied …..

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