résistance armée 23

Résistance armée 23

par le Colonel Colomb.

Pour tenter de faire donner par le Commandement allié une solution à ce problème, je décidais avec le Capitaine THOMSON (de notre mission de liaison arrivée par parachute le 8 août) d’entrer en contact avec un général américain. Nous traversons le 23 août la Loire à OUZOUER, et dans l’après-midi sommes reçus du côté de ISDON par le Général EDDY, commandant le 12e C.A. (qui, au même moment, était en train de s’emparer de MONTARGIS). Celui-ci nous expliqua les raisons pour lesquelles le Commandement allié se trouve dans l’impossibilité absolue de s’étendre de l’autre côté de la Loire. Evidemment, il ne méconnaît pas l’intérêt qu’il y aurait à envoyer (comme nous le lui demandons) quelques blindés dans le CHER qui pourraient infliger de terribles dégâts aux colonnes ennemies retraitant sur la CHARITÉ et NEVERS – et qui pourraient aussi attendre au passage les Allemands venant du Sud d’ORLÉANS lorsqu’ils se décideraient à décamper, et les malmener sérieusement ou même à leur couper la retraite. Mais le Général EDDY ne dispose pas de moyens suffisants pour distraire même un petit nombre de blindés de son axe de marche orienté vers le NORD-EST, en direction de TROYES, BAR-le-DUC, etc.. Tout ce qu’il pourra faire, c’est de nous envoyer 17 bazookas, avec un lot important de munitions que nous irons faire enlever le lendemain par un camion au passage de la Loire à OUZOUER. Ces armes anti-chars devaient nous servir les jours suivants à renforcer l’armement des groupes chargés de monter des embuscades sur les principaux itinéraires de repli de l’ennemi.

Entre temps, le maquis d’IVOY avait occupé AUBIGNY et ensuite ARGENT le 22 août. Ces occupations complétaient celles faites précédemment dans le Sancerrois.

Puis, le 23 août, la presque totalité des maquis d’IVOY se lancèrent à la poursuite d’une colonne hippomobile ennemie signalée dans le Sud du Loiret. Durant les jours précédents, il avait été possible par des réquisitions locales de voitures légères et de camionnettes de motoriser tous les groupes de ce maquis d’IVOY, leur conférant ainsi une mobilité que limitait seule la difficulté de se procurer du carburant. Dans la soirée du 23, le convoi allemand traverse la Loire sur le pont-canal de Briare, le lendemain matin les maquis d’IVOY passent la Loire à leur tour, libèrent BRIARE et GIEN (où les Américains n’étaient pas encore entrés), retrouvent la colonne ennemie à OUZOUER-sur-TREZÉE, et se mettent en embuscade pour l’attaquer à la sortie de BRETEAUX.

Malheureusement, on ne put engager que les 5 ou 6 dernières voitures du convoi (qui furent capturées), et les pertes de l’ennemi ne furent guère importantes (quelques prisonniers).

 

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