resistance armee 33

la résistance armée 33

par le Colonel Colomb.

Après le passage des derniers convois ennemis en provenance de la « poche » au Sud d’ORLÉANS, d’assez gros éléments s’étaient attardés dans la région de Parassy et des Aix d’Angillon. Cependant, comme le Nord du département paraissait entièrement et définitivement débarrassé des Allemands, j’avais décidé de faire descendre en direction de BOURGES tout le maquis d’IVOY (dont l’effectif à cette date dépassait 200 hommes armés) en prévision de notre prochaine entrée dans la ville. Le même jour (c’était le 3 septembre), le commandement allié s’était enfin décidé à faire traverser définitivement la Loire aux éléments du 4me Bataillon de parachutistes français, montés sur Jeeps, qui se trouvaient depuis plus d’une semaine en attente à BRIARE. Et le lendemain, je prenais contact près de MENETOU-SALON avec un détachement de cette unité commandée par le Capitaine LARRALDE.

Dans l’après-midi nous apprenons qu’une compagnie de 120 Allemands environ, avec un ou deux camions (appartenant à un Bataillon d’Infanterie de marine venant de Vendée) s’est attardée aux AIX d’ANGILLON et se trouve complètement isolée, le reste du village, et ils se replient ensuite par la route de RIANS durant la nuit. Mais ils avaient subi de sérieuses pertes en tués et blessés, et laissaient entre nos mains une vingtaine de prisonniers, un gros camion ainsi que toutes leurs munitions et leurs vivres de réserve.

Malheureusement, le Capitaine LARRALDE avait été blessé accidentellement au début de l’action par l’éclatement d’un projectile de Piat au-dessus de la tête, le Sous-Lieutenant WILMS, commandant le groupe de réserve du maquis de MENETOU, était affreusement mutilé par une grenade (jambe arrachée, etc..) et le Capitaine « OXFORD », de la mission alliée de liaison (parachutée à IVOY le 8 août), avait
reçu également une très grave blessure.

Cet engagement des AIX D’ANGILLON, où pour une fois les forces de la Résistance, grâce à l’appui des Jeeps, purent attaquer l’ennemi chez lui au lieu de pratiquer uniquement, le combat en embuscade, devait clore pour les F.F.I. du Cher-Nord l’action militaire proprement dite sur le territoire même du département. Le combat, qui avait été le plus vif, se trouvait donc également avoir été le dernier.

Commentaires

1 2
  1. barrère jacqueline dit :

    Ce que j’ai écrit ci-dessus est le récit exact mot pour mot qui me fut fait par mon oncle Gaston et je me souviens avec tendresse et émotion qu’il disait: le plus curieux c’est que ma jambe qui n’est plus là me gratte. Je l’ai très bien connu de1964 à1980.Lorsqu’il habitait Bourges il avait encore le courage et la volonté de conduire une voiture automatique. Si tu as le nom de famille du mari de Germaine Wilms sœur de Gaston dont le prénom était Odile(gueule cassée du Cadre Noir de Saumur )cela me rendrait service car l’un de mes fils aimerait reconstituer l’histoire de notre famille WILMS de :le Syndicat dans les Vosges car tous les frères :André ,Louis et surtout parrain Gaston ainsi qu’ Odile …(oncle par alliance du Cadre Noir) furent des combattants en1939 1945avec un courage et un patriotisme exemplaires; notre grand – mère Hélène Wilms eut le courage de chanter La Marseillaise quand ses fils partirent au combat!

1 2

Laisser un commentaire

BLIDA ma ville natale |
Mission Quechua 2007 |
LE BLOG DE SIR STEPHEN |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | robertlutz
| DOMANIA
| justice&criminalité