les mémoires de Papy Georges 5. retour

Le retour au bercail…

 

Le retour.

Au bout de quinze jours, la peur m’envahit de nouveau et j’ai écrit à ma mère pour qu’elle demande un certificat au docteur DELAMARRE pour dire qu’elle était gravement malade.

C’était difficile car tous ceux qui partaient ne revenaient pas tous. Une semaine après, j’ai obtenu une permission et je suis rentré à BOURGES, le 14 juillet 1943 à midi.

Je profite de mes huit jours de permission et je suis allé me promener avec ma copine, aujourd’hui Mamy.

A la fin de cette permission, j’ai pris le maquis à la ferme de Sabot à QUANTTLLY chez Monsieur GUILLAUDEAU, Boucher à Menetou-Salon pendant 6 mois.

Je couchais dans une ancienne boulangerie, les basse-couriers étaient M et Mme Fernand JACQUET, son épouse s’appelait Louise.

Je soignais les bœufs à l’étable et le troupeau était composé de 50 magnifiques têtes dont une partie se trouvait également dans les prés.

Au bout de six mois, Marcel GUILLAUDEAU me demanda d’aller à Menetou-Salon pour travailler à l’abattoir car il n’avait qu’un commis à l’époque qui se prénommait Joanès.

Je me suis donc rendu à cet abattoir et trois fois par semaine nous tuions un bœuf, deux veaux, trois moutons. Il y avait des contrôleurs de viande, d’épicerie et de vin et tout se vendait avec des tickets.

Moi étant réfractaire, je ne recevais pas de tickets d’alimentation, toutefois, ma copine Jeannette, Mamie aujourd’hui, travaillait à la Mairie de Menetou-Salon et elle m’en donnait.

Marcel GUILLAUDEAU vendait de la viande à tout le monde, à la police de Bourges, aux gens de la gare, même aux Allemands, etc ……

A tout moment, j’avais peur de les rencontrer dans la cour de ce boucher. Je travaillais seulement pour pouvoir me nourrir et c’était très dur d’apprendre ce nouveau métier.

suite

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