les mémoires de Papy Georges 12. les parachutages.

Soit loué, le ciel…..

 

Les parachutages.

 

Pour le premier parachutage, il fallut demander à trois cultivateurs voisins de venir la nuit avec leurs charrettes afin de rouler les containers. Au début, ils étaient chargés d’armes. Les cultivateurs n’étaient pas tellement d’accord car ils avaient peur que l’occupant fasse brûler les fermes. Il y avait jusqu’à trois parachutages par semaine, et les cultivateurs s’étaient enhardis.

C’est le Colonel COLOMB qui apportait l’heure du parachutage car ce dernier écoutait les messages à la radio. Exemple de message tel que : « La grenouille veut se faire aussi grosse que le Boeuf » ou « Paul viendra trois fois ».

La première fois, nous n’avions pas de torche, nous avions allumé trois feux sur cent mètres. Les avions passaient une première fois au-dessus des feux et un deuxième passage avait lieu en tenant compte du vent, ils larguaient leurs containers attachés aux parachutes afin de limiter les dégâts.

La deuxième fois, c’était mieux, plus de feux. Ils nous avaient parachutés de grosses torches. Les containers mis dans la forêt, il fallait déballer leur contenu dès le lendemain.

A l’intérieur, nous pouvions y trouver des armes, des chaussures, de l’habillement; plus tard, de l’essence et toujours, le nombre de parachutistes grossissait.

Un matin, Rodrigue et moi allions à St Martin chercher avec un sac à dos de la viande chez Pierrot NOURRISSET car tout cela faisait un nombre important de personne à nourrir.

Notre cuisinier était un homme de cinquante ans, il cuisinait pour tout le monde. Et quand nous avions fait une virée dans la journée, la nuit nous nous reposions.

Il y avait toujours des parachutages. Un jour, l’avion passa en larguant des containers et des hommes. Trois parachutistes ont été déviés par le vent et un capitaine qui s’était accroché à un chêne eut le bras cassé. Nous l’avons transporté au Château de Parassy qui servait d’hôpital clandestin.

Une autre fois, une vingtaine d’hommes furent parachutés, des Anglais et des Français. Je me souviens, j’étais en bordure du terrain avec Laurel pour garder les abords, j’entendis un bruit, c’était un parachutiste qui était percher en haut d’un chêne, il avait réussi à décrocher son parachute et il descendait rapidement avec sa carabine pliante qui était déjà armée.

Il nous dit « le caniche laisse pousser sa barbe» il nous dit ok et il ouvrit sa boite de cigarettes puis nous le rapatrions au centre du terrain, puis au camp le lendemain matin.

Un autre parachutage s’effectue avec une vingtaine d’anglais et le lendemain un autre arrivage avec beaucoup d’appareils émetteurs. Ils se mettent dans la forêt à 700 ou 800 mètres de notre camp, pour transmettre à Londres divers messages sur les mouvements des troupes allemandes.

georgesanglais1.jpg

suite  

 

Commentaires

  1. Douglas Golssmith dit :

    The English paratroopers who were dropped were part of operation HAGGARD.My father-Sgt Joe Goldsmith-was one of those men.The Captain with the broken arm was Capt Gosling.I am visiting Briare(for the first time) in June,Is there anyone I can talk to who still remembers those days in August1944 when the French and British fought together against the Germans in Le Foret d’Ivoy?

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