les mémoires de Papy Georges 4. mobilisation

En Allemagne …..

Arrivée en Allemagne.

Nous sommes donc arrivés véritablement le lendemain en Allemagne.

Nous étions trois boulangers, un d’Henrichemont Aimé BONDON, André GIGOT de Menetou-Salon et moi-même.

En Allemagne, il n’y avait pas de car comme en France, le transport se faisait en Tramways d’une ville à l’autre. Finalement c’était facile.

Aimé BONDON travaillait dans une boulangerie à la campagne à quinze kilomètres de la Gare, André GIGOT et moi-même n’étions qu’à cinq kilomètres de cette même gare. Chaque soir nous nous y retrouvions pour prendre une bière. Ma foi, la bière était excellente et elle était servie dans de grandes choppes.

Arrivé à l’Office du Travail, je déclare être boulanger. On m’a donc trouvé un emploi dans une boulangerie, rue du Président à Bochum dans la Ruhr car, depuis le 10 mars 1942, j’étais déclaré réfractaire, je faisais le pain avec un belge, également déporté et un jeune Allemand de 16 ans qui allait deux jours par semaine à l’école.

Pendant plusieurs mois, tous les soirs vers 9 ou 10 heures, on entendait passer 600 à 800 avions par vague, ce qui générait un bruit infernal.
Ils allaient bombarder les villes d’Essen,
Duisburg, Dortmund, Düsseldorf, Cologne.

http://www.fndirp.asso.fr/bellangeravril.htm

Ils tournaient pendant une demi-heure et après ils écrasaient les villes.

Il se passa plusieurs mois, et un soir, nous apprîmes que le bombardement se rapprochait de nous, la peur nous prit de nouveau. Le Belge et moi avons descendu à la cave par un escalier avec nos valises.

Je me souviens que le patron et les employées se mouillaient la bouche avec de l’eau ou du parfum. Le patron avait mit son casque, prit une masse et défonçait un carré de briques afin de pouvoir communiquer avec d’autres caves. Une bombe soufflante de cinq cent kilos s’est abattue sur la maison d’en face, vous imaginez, la maison était totalement détruite.

Chez nous, il y avait un portail et derrière celui-ci, des sacs de 100 kilos de farine qui étaient stockés mais avec cette bombe, les sacs ont été soufflés et projetés dans la cour.

A la suite, pendant plusieurs jours je me suis promené et j’allais prendre mon repas à la Soupe Populaire avec les Allemands qui n’avaient plus d’habitation.

Ensuite nous avons appris qu’il y avait eu 180 morts dans cette rue.

L’Office du Travail me retrouva du travail dans une boulangerie.

Suite

Commentaires

  1. sacs a mains dit :

    C’est terrible meme maintenant… les chiffres… les sentiments….

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