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Harcèlement moral à l’Education Nationale.

lu dans la revue de la MGEN:

Harcèlement moral à l'Education Nationale. dans entre nous doc 2005harcelementmoralmgen.doc

Commentaires

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  1. Hellen dit :

    Le harcèlement moral existe!Je l’ai subi pendant 8 longues années…Bien que j’ai bénéficié d’un suivi psychologique et médical, j’ai toujours eu l’impression d’être un « cas isolé » dans mon milieu professionnel.Je n’ai jamais eu le courage d’en faire part à ma hiérarchie de peur de passer pour une parano et que mes compétences soient remises en cause.Il faudrait qu’il existe une aide psychologique et médicale avec du personnel de l’éducation nationale pour se sentir soutenu au sein même de l’établissement.Les humiliations, l’atteinte à la dignité au travail laissent des séquelles irréparables: manque d’assurance, perte de confiance en ses compétences…
    Hellen.

  2. j.c dit :

    je subis moi-même du harcèlement moral et psychologique de la part d’un supérieur hiérarchique. Peux-tu m’en dire plus pour toi? Je compte faire un article sur ce qui se passe de plus en plus dans l’EN aussi, bien sur sans citer de nom… Merci de ta réponse. Amicalement.

  3. Bonjour,
    J’ai voulu, tout simplement, réserver un article de ce blog au harcèlement qui existe dans beaucoup de secteurs de la fonction publique: collectivités locales, éducation nationale …
    J’imagine que beaucoup souffrent de cette situation.
    Etant à quelques mois de la retraite, je me suis senti obligé de mettre (un peu, car je ne maîtrise pas ce sujet) ce problème en exergue pour défendre mes jeunes collègues ( de tout établissement) qui, eux, n’osent pas parler par peur des représailles: attribution de mauvaises classes, effectifs nombreux, éléments perturbateurs, nombreux niveaux ….
    J’ai en effet constaté que beaucoup d’enseignants avaient leurs entrées chez les psy.
    Pas facile de dire qu’on se sent perdu quand on croit être le seul dans cette situation….
    La très grande majorité des « fonctionnaires » prend son travail à coeur mais ….. il y a les petits chefs qui ne croient pouvoir assoir leur autorité ou leur pouvoir qu’au travers d’une débauche d’autoritarisme.. souvent … parce qu’ils ne sont pas forcément à la hauteur.
    On fait comprendre aux « subalternes » qu’ils ne sont pas dans l’air du temps, que les méthodes ont évolué, sans leur dire précisément ce qu’il faut faire, ce qu’on attend d’eux, parce que, souvent, eux-mêmes ne savent pas quels sont les objectifs à atteindre, objectifs qu’on noie sous des flots de paroles alambiquées qui, mises bout à bout, n’ont aucun sens. L’important n’est-il pas d’être compris?
    Je ne veux prolonger trop. Mais une réflexion: la compétence est-elle là où certains la croient?
    Il faut avoir sa conscience pour soi. Facile à dire quand on est pris entre deux feux: d’un côté, les élèves et les parents, de l’autre la « HIERARCHIE »… qui ne veut pas de vagues pour …. le bon déroulement de sa carrière.
    Le harcèlement qui est subi est-il bien réel ou bien est-il seulement une impression, un ressenti?
    Loin de moi l’idée de donner des conseils.
    Je serais curieux de savoir combien il y a, en France, de personnes qui sont mises au placard.
    Courage.

  4. Senso dit :

    Bonjour,
    Je suis harcelée depuis plus de 10 ans conjointement par l’enseignement privé relayé par les inspecteurs de l’Education nationale : après de nombreuses brimades, j’ai porté plainte : elle a été classée sans suite, j’ai vu ma note administrative divisée par deux puis je n’ai plus été notée du tout, un avocat contacté devait me défendre et ne l’a jamais fait – à ma 10e ou 11e inspection en 5 ou 6 ans, j’ai refusé l’inspection – le recteur a prononcé un blâme à mon encontre pour refus d’inspection – un mois plus tard, un inspecteur s’est imposé dans mon cours a conclu dans un rapport antidaté que je ne pouvais plus enseigner. J’ai déposé deux recours devant le tribunal administratif : j’étais représentée par un avocat qui ne m’a pas informée de la date de l’audience (donc je n’ai pas pu me défendre) et dont le mémoire était tellement convaincant que le tribunal vient de rejeter mes deux recours. J’ai deux mois pour faire appel. J’ai beau avoir du courage, je suis écoeurée.

  5. illapa dit :

    Bonjour,
    Le témoignage de senso m’a totalement affolée. Dans mon collège, j’ai subi, cette année, de la part de mon chef d’établissement un harcèlement moral qui m’a totalement détruite. J’ai d’abord été terrorisée, puis, ces derniers temps, j’ai fini par la déstabiliser un peu, ce qui me redonne confiance. Néanmoins, j’ai chaque jour peur de me rendre au collège. Or, ce chef d’établissement est nouveau, il n’y avait donc aucune raison de connaître avec elle ce que j’avais déjà connu avec une ancienne principale adjointe. Je crois que ce sont des collègues qui voudraient me faire partir qui l’en ont convaincue, des collègues très contestataires sans l’accord desquels elle ne peut rien faire dans le collège.
    Pour l’instant, les mises en scène se font sans témoin (c’est ce qu’elle craint);
    Elle ne remet pas du tout en cause mes compétences, mais je commence à cafouiller dans l’organisation de mon travail et crains de commettre un faute professionnelle. En réalité elle n’a rien à me reprocher, bien au contraire. Elle tente de retourner des situations dans lesquelles j’ai raison contre moi! Je refuse de m’avouer vaincue et donc de demander ma mutation (ma place est revendiquée par le délégué syndical).

  6. triste monde dit :

    50 à 60% des plaintes pour harcèlement moral proviennent des fonctionnaires , éducation nationale et santé.
    Les méthodes de management dans l’Education Nationale sont vraiment très spéciales et il faut les connaître !
    Lorsqu’on a la chance d’avoir un proche enseignant cela aide vraiment à comprendre les arcanes du système . Sans cela le fonctionnaire risque gros, parfois sa vie. Valérie Cruzin s’est suicidée après une longue période de harcèlement, pour la contraindre à quitter son poste ! Cette jeune femme enceinte s’est donnée la mort.
    Vous pouvez témoigner sur le blog de valérie cruzin.
    Ceux qui ont participé de près ou de loin à cette entreprise s’accrochent à un système qui continue d’envoyer les enseignants en longue maladie…ou pire encore !!!
    Il n’existe aucun garde fou, lorsque la foudre tombe !!!!
    Tant qu’il n’existera pas une réelle volonté de traiter les cas de harcèlement, les violences au travail se multiplieront d’une façon dramatique.
    Quelques directeurs dans les écoles zélés, qui ne sont à priori pas nos supérieurs hiérarchiques, sont inexpérimentés et sont les auteurs de rapports parfois discutables et tendancieux. Ils ont le temps d’alimenter les ragots, les haines envers les enseignants… Donc prudence !!!

  7. senso dit :

    Bonsoir,
    J’ai omis de mentionner également les trois expertises psychiatriques auxquelles j’ai été conviée sur la foi des rapports desdits chefs d’établissements…

  8. youtou dit :

    Que dire d’une partie de l’éducation nationale qui s’en prend aux parents d’élèves et aux élèves (parfois même en maternelle) avec des conséquences dramatiques. Les anciennes victimes deviennent des bourreaux et pas des moindres. C’est du vécu et la mort n’était pas loin.

  9. claude dit :

    Je commence à m’intéresser à ce phénomène. Contraint et forcé. Dans le privé (…), j’ai connu cette pression destructive, mais jeunesse et opportunités aidant, j’ai pu rebondir. Mais le cas qui m’inquiète particulièrement est celui de ma femme. 20 ans de professorat, des situations quelquefois très compliquées (perte de poste et donc d’affectation suite à une suppression de filière…). Elle a su rebondir, elle est passée du LEP au lycée technique, pour continuer à enseigner sa matière de prédilection. C’est à ce moment précis que tout devient compliqué, j’énumère rapidement : une formation obligatoire impossible à tenir avec des obligations de suivis de classes incompatibles ; des inspections traumatisantes, qui ne prennent pas en compte une situation reconnue ; des vexations de la part de certains de ses collègues ; et dernièrement (alors que nous pensions que la situation redevenait normale), tombe un rapport de l’inspecteur destructeur et menaçant,propos qui vont à l’encontre de ce qu’il avait exprimé lors de l’inspection. Gérer cette permanente pression devient plus que compliqué, en plus des tensions liées aux obligations de son enseignement (bizarrement, on continue à lui confier des classes de terminales. Je cherche à savoir s’il y a des moyens de recours avant d’entamer des poursuites pour harcèlement moral.
    Bon courage à tous et merci de d’avance de me faire part de vos expériences.

  10. senso dit :

    Je suis allée jusqu’à écrire au Ministre de l’Education Nationale de l’époque qui m’a répondu qu’il n’était pas compétent. Quant à la voie judiciaire, l’avocat qui me représentait m’a trahie.

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